Les Membres


Les membres de la Fédération sont les Compagnies professionnelles de Théâtre-Action, soit actuellement (2019) dix-neuf compagnies au statut d’asbl, reconnues par la Fédération Wallonie Bruxelles et dotées d’un contrat-programme; auxquelles, s’est associé depuis 2001 le Centre du Théâtre-Action, structure indépendante de festival du Mouvement créée en 1985.

Les plus anciennes ont débuté leur(s) existence(s) dans les années 60. Certaines ont changé de nom(s) et d’autres se sont démultipliées. Elles forment ensemble un mouvement vivant qui se rassemble en une Assemblée Générale, lieu d’échanges collectifs et de réflexion continue sur les enjeux du Théâtre-Action.

Vous trouverez ci-dessous leurs coordonnées et les liens vers leurs sites internet respectifs :

Fédérer un réseau


Les Compagnies


Centre du Théâtre Action

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Théâtre et Réconciliation

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Une petite Cie

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Théâtre du Copion

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Théâtre des Travaux et des Jours

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Théâtre des Rues

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Théâtre de la Renaissance

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Théâtre de la Communauté

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Théâtre Croquemitaine

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Studio-théâtre

Théâtre Sans Accent

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La compagnie Maritime

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La compagnie « Espèces de… » 

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Compagnie du Campus

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Compagnie Buissonnière

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Compagnie Barbiana

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Collectif Libertalia

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Collectif 1984

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Brocoli Théâtre

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Alvéole Théâtre

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Acteurs de l’Ombre

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Bases communes des compagnies de théâtre-action


A propos de l’éthique et des bases réglementaires

Le théâtre-action fait totalement partie de l’art théâtral. De surcroit il conditionne ses productions à l’exercice d’une démarche spécifique. Les aspects fondamentaux de la démarche -sa philosophie culturelle politique et artistique- la situe au plus proche de la culture populaire et de la démocratie culturelle. La démarche artistique du théâtre-action de conscientisation citoyenne et de participation critique à la vie sociale, ses enjeux, ses publics, ses critères de création et de diffusion, ses collaborations avec le tissu culturel et social, éclairent la nature et la pluralité de ses activités, ses choix esthétiques, l’organisation interne des compagnies et leurs principes d’emploi professionnel.

Le travail théâtral des compagnies de théâtre-action ne peut en effet se définir en isolant leurs activités de leur fondement éthique : elles doivent être analysées en regard de la responsabilité à l’égard de leurs publics spécifiques, en tenant compte de l’articulation entre le travail de la compagnie et le milieu social et culturel où il se développe. C’est pourquoi la continuité et la permanence de son action exigent des emplois à durée indéterminée ou à long terme et des budgets consacrés pour l’essentiel à l’emploi permanent artistique.

D’un point de vue réglementaire, l’essentiel de ces activités et de leur fondement éthique et artistique a été défini d’abord dans la Circulaire 1984, puis dans le Décret sur les arts de la scène de 2003 et l’Arrêté d’application de ce décret au théâtre-action (2005). Ses principes concordent en outre de ce fait avec nombre de priorités issues des EGC. (1) Les rapports d’activités des compagnies sont une source importante d’analyse de leurs activités y compris au plan esthétique : elles soulignent ce qui relie leurs pratiques, leurs réalisations et leurs projets aux principes fondamentaux de la démarche et aux bases réglementaires communes, avec pour chacune les nuances qui lui sont propres.

(1) L’histoire de cette évolution de même que plusieurs contributions aux EGC ont été repris en synthèse dans Théâtre-action 1996-2006 théâtre(s) en résistance(s), pp 399 à 405, Editions du Cerisier, 2006. (Avec le soutien de la CF/WB, Direction de la culture).

A propos des publics prioritaires et de l’accès à la culture

Le théâtre-action se définit notamment par sa relation à ses publics prioritaires, définis dans le décret comme les personnes socialement ou culturellement défavorisées. Ces termes issus de l’Education permanente qui en a déterminé les critères, renvoient à une analyse sociologique définissant des personnes. Pour le théâtre-action cette formulation, plutôt qu’un statut personnel stigmatisant, recouvre une multitude de situations, éventuellement provisoires, d’oppression et d’impuissance qui poussent ceux qui les subissent à en occulter l’existence et donc la représentation.

Les publics prioritaires du théâtre-action échappent aux catégorisations trop rationnelles. Ils sont tous ceux dont la voix, les représentations symboliques du monde, le regard décalé sur la vie concrète, manquent à la démocratie bien comprise. Cette exclusion de fait, autant culturelle que sociale et économique, est celle de gens de plus en plus nombreux et isolés, formant une classe qui, faute de se donner un nom, reçoit celui de chaque oppression qu’ils subissent (2).

La question de l’accès à la culture est liée à ce constat. Elle concerne en premier lieu les obstacles de nature culturelle et sociale : l’accès à la culture par le théâtre prend une première dimension dans l’atelier de théâtre-action lorsqu’il dit ce qui, la plupart du temps, est tu.

(2) Cette approche a été notamment développée lors du Forum européen organisé par la Présidence belge sur la contribution de la culture à la lutte contre l’exclusion sociale et culturelle (18/19 oct. 2010, Bruxelles).

A propos du professionnalisme dans le théâtre-action

Les compétences professionnelles des intervenants et des autres acteurs d’une compagnie de théâtre-action reconnue, s’exercent fondamentalement dans le travail théâtral de création collective tant dans la création en ateliers à laquelle ils doivent nécessairement répondre, qu’à celle à laquelle ils s’obligent volontairement dans des créations autonomes émanant du cadre propre de la compagnie. La création en atelier, professionnelle par les conditions de sa réalisation et par le cadre qui l’entoure, avec les publics/participants eux-mêmes non professionnels, constitue une base essentielle d’évaluation de la complexité, de l’ampleur et du professionnalisme des activités d’une compagnie. Ces activités qui identifient précisément le théâtre-action, sont toutefois soumises aux réalités humaines, sociales et politiques qui les génèrent, et ne peuvent être réduites par une appréciation quantitative arithmétique sur une durée donnée ou un nombre de participants(3).

De même, il serait artificiel et dépourvu de sens de comparer des pratiques d’un atelier à l’autre, d’un public à un autre, de telle création à telle autre, pas plus qu’entre compagnies : leurs moyens humains et techniques varient en raison de leur histoire et des pratiques qu’elles ont été amenées à développer dans des contextes budgétaires toujours préoccupants. La création autonome, propre à la compagnie qui s’y engage volontairement, et menée par son cadre professionnel, peut davantage être appréciée selon les critères artistiques plus traditionnels. Toutefois tant sa production que sa diffusion doivent répondre à des objectifs et des conditions propres au théâtre-action. Son évaluation et tout particulièrement celle de ses qualités artistiques impliquent qu’il en soit tenu compte.

(3) D’autant que le nombre de personnes concernées dans les ateliers débordent le plus souvent très largement les seuls membres portant directement la création. (cf infra)